31 juillet 2006

casinos

Il n'est pas question que d'argent à Luxembourg ! La preuve ? Vous trouverez deux casinos en ville, hé bien ces deux casinos ne permettent pas de gagner un centime. Le premier, situé au bord de la vallée de la Pétrusse, boulevard Roosevelt, est un musée d'art contemporain (avant les années 90 c'était le "casino bourgeois", une sorte de salle des fêtes pour la bonne société du pays) :


casino luxembourg
Le second, à proximité de la gare, est le "casino syndical". Etrange comme dénomination, n'est-ce pas ? La tenue de soirée n'est pas exigée. Ni la limousine. L'ambiance est plutôt Arlette Laguiller que Sharon Stone. C'est là que se déroulent pas mal de conférences et réunions d'ATTAC, Greenpeace ou du parti socialiste local... pourquoi on appelle ça un casino ? Aucune idée.

Pour les adeptes de la roulette et des bandits manchots, il faut sortir de la capitale (on ne joue pas avec l'argent, ici...) et pousser jusqu'à Mondorf.

Ceci dit, n'espérez pas trop y croiser Sharon Stone non plus. L'ambiance étant plus club du 3° âge que Las Vegas.

29 juillet 2006

Un métier d'avenir

Ecrivain pour yaourt

Qui décide de ce qu’il y a d’écrit sur les pots de yaourts ? Sur tous les pots de yaourt (et les paquets de biscuits aussi), il y a des trucs marqués. Et pas seulement le parfum et la date de péremption. Des trucs beaux, presque des haïkus, de la poésie pour les pauvres types qui mangent seul.

pot de yaourtCela veut dire qu'il y a des gens qui sont payés à réfléchir, choisir, évaluer l’impact clientèle, corriger les fautes d’orthographe, faire la photocomposition, valider les épreuves de test de l’imprimeur… tout ça pour écrire quatre phrases sur un pot de yaourt :

  • « Le Framboisier est un petit arbuste pourvu de sucrés trésors : les framboises, d’une belle couleur rouge vif, veloutées et gorgées de jus délicatement parfumé »
  • « La fraise Camarossa est un fruit fondant, à la chair fragile, une véritable gourmandise au goût printanier »
  • « De petite taille, la cerise griotte offre une chair tendre et délicate. Sa pulpe est légèrement acidulée et très parfumée »
  • « Sous son habit noir et croquant, le pruneau cache un trésor de saveur et de parfum. Gorgée de soleil avant d’être délicatement séchée, sa chair se distingue par son moelleux et son fondant incomparables »

Tous les mots sont pesés, le moindre adjectif, le plus petit adverbe a dû faire l’objet de meetings acharnés, on dirait presque du Francis Ponge. On se plaint de vivre dans un monde déshumanisé, où la technologie rogne jour après jour les derniers espaces d'imprévu et de poésie et voici que ce sont des produits laitiers qui viennent nous apporter une touche de lyrisme dans notre quotidien. Merci mamie Nova.

Dans la catégorie "autour du yaourt", je vous recommande également ce site (premier degré, donc très drôle) d'un type qui veut breveter une invention sur les pots de yaourt pour éviter d'avoir à faire un trou avec sa cuillère avant d'y mettre du sucre ou de la confiture. C'est vrai que c'est dingue qu'en l'an 2000 on n'ait pas encore de solution à ce problème majeur, cette fameuse première cuillère qu'on doit manger nature, ce prix à payer pour pouvoir bien mélanger sans déborder... Ceci dit, il suffirait de remplir un peu moins les pots, non ?

28 juillet 2006

Le pays des banques

Tout le monde a cette image de Luxembourg comme paradis fiscal. En tout cas ceux qui n'y vivent pas. C'est, comment dire, à la fois vrai et faux. Après 6 ans ici (dont 6 mois seulement dans une banque) je ne prétends pas du tout m'y connaître mais voici ce que j'en ai retenu (je ne garantis pas qu'il n'y ait certaines imprécisions...).

Ce qui est incontestable, en tout cas, c'est que le nombre de banques est impressionnant. Il suffit de se balader dans la ville pour s'en rendre compte. Ceci pour 3 principales raisons (voir le site de l'ABBL pour des infos plus précises) :

  • En 1929, le pays a adopté une loi sur les holdings, permettant des montages visant à éviter de payer trop d'impôt sur les sociétés. Le principe est assez simple : vous prenez une grosse société, qui dégage un max de pognon. Normalement, vous devez payer un impôt sur les bénéfices. Sauf si cette société A est détenue par une autre société H, qu'on appelle holding, et dont le seul rôle est de détenir des actions de sociétés A, B ou C. Dans ce cas, cette société H, basée au Luxembourg, ne paiera pas d'impôt, ni sur les dividendes qu'elle perçoit (de A, B ou C) ni sur ceux qu'elle verse. Grâce aux conventions entre les pays européens visant à éviter les doubles impositions, ça marche même si A, B et C ne sont pas du tout luxembourgeoises (c'est souvent le cas...)
  • Ensuite, en 81, le gouvernement a voté une loi sur le secret bancaire. Pas besoin de vous faire un dessin. C'est pas parce qu'on se cache qu'on est malhonnête. Admettons. "Au pays de Candy, comme dans tous les pays..."
  • Et, enfin, une directive européenne de 1985 sur les fonds d'investissement a été transposée plus tôt ici que dans les autres pays de l'UE, ceci notamment du fait du rôle central du Grand Duché dans la construction de l'Europe mais aussi grâce à la petite taille du pays. Plus facile de ratifier des lois en 3 mois quand il y a 25 députés qui ont tous été chez la même nounou... Du coup, tout un tas de sociétés qui gèrent des fonds (SICAV) se sont installées ici.

Les discours officiels (voir aussi le site de l'ABBL) vantent le savoir-faire financier et l'expertise incomparable du pays mais c'est surtout une grosse blague vu qu'il n'y avait ni université ni école de finance... (la "school of finance" a ouvert seulement en 2002 !). Dans un passé récent, il n'y avait ici que des cochons, des champs de patates et des ouvriers qui partaient travailler en Lorraine et dans le sud du pays, dans les aciéries. Comme quoi. Maintenant, les jours des hauts fourneaux sont comptés et on a le droit à de jolis bâtiments en centre ville à la place...

Mais alors, est-ce que ça vaut le coup de mettre son argent dans une banque luxembourgeoise ?

Si vous voulez échapper au fisc chez vous, certainement. Mais c'est illégal. Si vous ne voulez pas payer de droits de succession aussi, mais c'est illégal. Si vous voulez tout déposer sur un compte numéroté pour que votre maîtresse puisse le récupérer à votre mort sans que votre épouse ne le sache aussi... Ou alors, c'est que vous êtes une entreprise, mais le cas est assez rare. Ceci dit, si j'en crois la taille des Mercedes et des Maserati garées en bas de mon immeuble (une ou deux "fiduciaires" y sont installées) le cas doit quand même se présenter de temps en temps. Par contre, il y a un impôt sur la fortune ici (pas en Belgique) et on paie également une cotisation "dépendance" (qui n'existe pas - encore - en France)

Le plus drôle c'est l'hypocrisie qui entoure le sujet ici : on ne parle pas d'évasion fiscale mais d'optimisation. Un peu comme Floyd Landis a optimisé ses hormones pendant le dernier tour de France... D'ailleurs, les clients ont tellement la conscience tranquille que les grosses banques ont des entrées de parking discrètes, qui permettent d'arriver directement dans le hall, sans avoir à passer par l'extérieur, histoire de ne pas se faire repérer par les méchants (oui, oui, comme dans Goldorak cette fois). Et puis les banques privées acheminent le courrier jusqu'à la France, l'Allemagne ou la Belgique avant de le poster... comme ça, ni tampon, ni timbre compromettant.

A part ça, le "paradis" c'est surtout qu'on paie moins d'impôts ici que dans bien d'autres pays, pour une protection sociale (retraites et santé) équivalente sinon supérieure. Mais ceci n'a rien à voir avec les banques !

27 juillet 2006

La fête de l'apéritif

Allez, avec cette petite canicule qui s'installe, plutôt que des mesures impopulaires comme la suppression d'un jour férié, et si le gouvernement français instituait dans notre voisin de pays la fête de l'apéritif ?

C'est la mode, les fêtes de quelque chose : la musique, les secrétaires, les voisins, le quartier, l'école, le muguet... L'idée serait simple, payez un coup aux petits vieux qui habitent votre immeuble. Les sponsors devraient être faciles à trouver. Les slogans aussi : "Un papy, un pastis", "Une bière pour les grands pères", "boire ou mourir moi j'ai choisi"...

Un volume de Réhydratation pour cinq de Sociabilisation, unis dans un même élan de solidarité nationale. Bon, je sais, ça existe déjà dans tous les campings mais ça pourrait quand même être sympa.

Sinon, ça n'a vraiment rien à voir avec l'alcool, et c'est un peu moins sympa, pour revenir sur une chronique précédente où je proposais la création d'un site de délation des chauffards, je viens de lire sur Boing-boing qu'un groupe Flickr avait été créé pour mettre toutes les photos des gens garés comme des cochons. Bonne ambiance... mais finalement c'est assez marrant.

26 juillet 2006

Des...astres

L'été c'est la saison des mots fléchés, du sudoku et de l'horoscope. Ces pages qui ne coûtent pas bien cher à fabriquer et qu'on ne lit jamais en temps normal faute de temps, il faut reconnaître qu'elles se laissent bien feuilleter au bord d'une piscine. Mais l'astrologie, en ce moment, semble atteindre des proportions assez inquiétantes.

Déjà, lors de la coupe du monde, il paraît que Domenech a sélectionné les joueurs en fonction de leur thème astral, et visiblement les faisait rentrer sur le terrain selon les conjonctions des astres (Govou à la 74° minute, lorsque Saturne est aligné avec la 3° maison. Trézéguet à la 89° minute, seulement si la lune est dans son premier quartier). Ensuite, c'est TF1 qui nous passe pour la seconde année une série intitulée le zodiaque. Avec des acteurs qui ont également dû être sélectionnés sur des critères assez obscurs (en tout cas, pas sur leur talent, parce que Francis Huster joue aussi bien que le type qui fait les pubs Carglass à la radio). Ca fait beaucoup. Même si on n'attend pas forcément beaucoup d'un sélectionneur de foot, d'un magazine télé ou d'une chaîne comme TF1.

Mais là, ce nouveau flyer de marabout qui vient d'atterrir dans ma boîte aux lettres me laisse carrément perplexe : "guérisseur pour astrologue" rien que ça. Il faut donc croire que non seulement les consommateurs de fadaises se font de plus en plus nombreux mais que leurs producteurs se multiplient également, pour que des professionnels du marketing direct comme les marabouts africains se consacrent à cette clientèle de niche.

Marabout M. Degoh

21 juillet 2006

Caniquoi ?

Ce qui est bien quand on n'est ni juilletiste ni aoûtien, c'est qu'on peut profiter de la clim au bureau au lieu de crever de chaud dans des endroits où la température est encore 10° plus élevée qu'à la maison. En ce moment, entre les collègues féminines qui viennent en tong et en bermuda, mon patron qui fait la grève de la cravate et les déjeuners en terrasse, l'ambiance est vraiment sereine. Je m'imagine mal en train de faire la queue au club Med pour une assiette de salade de pâtes défraîchie, entouré par des hordes de gamins hurleurs. Et leurs parents en débardeurs de l'équipe de France ou en paréo "tie and dye"... L'horreur.

Pour rien au monde je ne quitterai Luxembourg en juillet et en août, quand il n'y pas d'embouteillage, quand il fait beau, qu'il n'y a pas la queue dans les administrations ni aux caisses des supermarchés, que les filles sont en jupe, que tout le monde a le sourire et qu'on trouve sans problème des places pour se garer en ville. Par contre, en octobre...

Allez, puisque j'ai découvert l'excellent wikimedia (même principe que wikipedia mais pour des fichiers multimédia, avec mention des droits associés à chaque fichier) je n'ai pas résisté à illustrer cette courte chronique estivale par une photo libre de droit glanée sur ce site.

plage gili meno

Non, ce ne sont pas les rivages du lac d'Esch-sur-Sûre... Ca s'appelle Gili Meno, c'est en Asie, et ça a l'air bien quand il n'y a personne. Exactement comme les couloirs de l'entreprise...

20 juillet 2006

Où trouve-t-on les vrais gens ?

C'est dingue le nombre d'émissions avec de vrais gens dedans. Avant c'était principalement limité au journal de 13h et aux micros-trottoirs. Style, comment faire des émissions d'une demie heure en dépensant 12 euros et sans s'embêter à payer des journalistes qui vont vouloir s'envoler au Liban ou en Irak alors qu'il y a un PMU super typique en bas du bureau.

Maintenant, on ne compte plus les concepts centrés sur "monsieur tout le monde". Je me rappelle des avis lancé par "la Grande Famille", dans les années 90 sur Canal+ en France. L'émission de Denisot recherchait tout le temps des cas précis, "vous avez 40 ans et vous vivez encore chez vos parents" ou ce genre de thème, pour construire des témoignages. Là, c'était crédible. Idem, quand il y a quelque chose à gagner au bout, style Loft Story, on veut bien croire que "les gens" se ruent pour faire partie du casting. Mais quand vous voyez certaines émissions, on se demande où les réalisateurs vont bien chercher tous ces vrais gens:

  • Le cas le plus flagrant, c'est évidemment "Ca va se savoir". Une émission qui est au témoignage ce que le catch est à la boxe. Des individus viennent annoncer à leur conjoint devant le monde entier (enfin, la portion de privilégiés qui captent RTL9) qu'ils les trompent depuis 2 ans avec leur frère, leur soeur ou leur professeur de Jiu Jitsu. Et à ce moment précis le professeur de Jiu Jitsu rentre. Il avoue qu'en fait ce n'est pas grave et que c'est juste sexuel parce que la femme lui a avoué que son mari ne la touchait plus depuis qu'il avait découvert les joies du Sudoku. Le ton monte. Le public siffle. Les protagonistes se tapent dessus. Le présentateur appelle les vigiles. On passe au couple suivant. Les acteurs sont suffisamment mauvais pour que personne n'y croit, un peu comme au catch. Mais ce qui est dingue c'est le public dans la salle. Là, ce sont vraiment des vrais gens. Enfin, je crois.
  • "Strip Tease". Ca c'est d'un autre niveau que "Ca va se savoir", OK. Mais le mystère reste entier : où est-ce que les réalisateurs vont chercher les gens qu'ils filment ? Peut-être dans le public de "Ca va se savoir" ? Mais ça fait 20 ans que ça dure, alors il a fallu en dénicher des adeptes de méditation transcendentale à Charleroi, des paysannes malgaches dans le Loiret et des pères qui veulent faire de leur gamin de 4 ans un champion de moto-cross ou un torero.
  • Après, il y a toujours le désolant "Ca se discute, jour après jour" qui ne vaut pas bien mieux que les défunt "perdus de vue" ou "c'est mon choix" ou les toujours vivants "île de la tentation", "super nanny" et "Koh Lanta". Mais là c'est facile, me direz vous, il est bien évident qu'on fait des castings. Oui, sauf que comment on attire les gens dans ces castings, c'est encore le mystère. A moins d'être chômeur de longue durée, il ne me viendrait pas à l'idée de me taper 2 heures de train un mardi matin pour aller faire 3 heures de queue devant un entrepôt en banlieue parisienne pour espérer avoir une infime chance de m'en prendre plein la figure devant des caméras de télé. Si possible, en me prenant des reproches parce que je n'élève pas correctement mes enfants ou que je ne fais pas rêver ma femme en l'emménant pêcher l'espadon dans les mers du sud.

Ceci dit, raconter sa vie sur un blog, ça relève aussi un peu de l'exhibitionnisme.

16 juillet 2006

Un trombone contre une maison

Allez, une petite chronique pour ne plus se lamenter devant les prix de l'immobilier à Luxembourg, où les maisons se font racheter par des promoteurs pour être démolies et remplacées par des bureaux, ou sont laissées en ruine en attendant que les terrains auementent encore un peu plus. Ci-dessous, un exemple en plein centre ville, dans une rue qui descend vers la vallée de la Pétrusse...taudis à luxembourgOn en a entendu parler la semaine dernière à la radio, un Québécois a réussi à acquérir une maison en partant d'un trombone rouge qu'il a échangé contre différents objets (et pas tant que ça, une quinzaine d'échanges a suffi) : trombone contre stylo, stylo contre poignée de placard, poignée contre petit barbecue, échangé contre un petit générateur électrique, échangé contre un fût de bière et une enseigne lumineuse "budweiser", échangé contre un scooter des neiges... et c'est là que tout bascule parce que le type un peu fou qui a refilé le scooter est un présentateur radio ou télé au Québec. Comme le type commence à être connu, il devient facile de passer à la vitesse supérieure, et la chaîne des échanges se termine avec un voyage, une camionnette, un contrat d'enregistrement, un an de loyer, une après-midi avec Alice Cooper (!), une boule à neige (!!), un rôle dans un film... et la maison.

Le discours officiel est que les choses ont une valeur relative en fonction de leur propriétaire et que, pour quelqu'un qui meurt de soif dans le désert, une bouteille d'eau a plus de valeur qu'une Rolls Royce. Il suffit donc de trouver quelqu'un qui a besoin d'un peu d'eau... en utilisant Internet bien entendu. Le gars en question a mené son projet à partir d'un blog sur blogger, donc avec une mise de départ quasi nulle !

Sa seule erreur, à mon humble avis, est de ne pas avoir acheté la boîte entière, plutôt qu'un seul trombone. Il serait aujourd'hui propriétaire d'une petite ville...

Sinon, j'imagine qu'on va avoir droit à toute une série de types qui vont essayer de faire la même chose, avec des trombones bleus, verts ou roses... un peu comme le gars qui avait créé la page où il vendait 1 000 000 de pixels à 1$ l'unité s'était fait pomper par d'autres (y compris des petits malins qui vendaient des pixels à 50 cents l'unité et s'étaient payé des pixels sur la page d'origine pour se faire de la pub).

14 juillet 2006

Lyrisme échevelé

Tout le monde brûle de savoir ce qu' a bien pu dire Materazzi à Zidane pour déclencher une attaque d'Israël sur le sud Liban.

Rembobinons la vidéo 30 secondes plus tôt, calons le ralenti, et essayons de voir quelle est la plus grosse insulte du monde, la seule capable de faire sortir de ses gonds "l'homme le plus cool du monde" mais qui est tellement énorme que personne ne peut la répéter car elle doit être d'une grossiéreté sans borne et qu'il faudrait se laver la bouche avec de l'eau de javel pendant une semaine pour ne pas aller en enfer après.

Il semblerait, que Zizou ait fait preuve d'un certain humour puisqu' il aurait réagi aux tirages de maillots du défenseur italien par ces termes : "Tu vas me lâcher ? Si tu veux vraiment mon maillot, reste sage, je te le donnerai après".

Ensuite, c'est l'escalade :
"- Bouffon, j'en veux même pas de ton maillot !
- Constipé du cerveau !
- Smegma de babouin prépubère !!
- Morve d'éléphant tuberculeux !!!
- Va jouer le rôle du tampon hygiénique dans un club de lutteuses sumo amateures !!!!
- C'est celui qui dit qui l'est.
- Répète !?
- C'est celui qui dit qui l'est !"

et bam, coup de boule. On se prend à rêver que François Hollande ait réagi de la même façon quand il a reçu l'insulte suprême de "lâche" par Dominique de Villepin.

Enfin, plus drôle que tous les jeux flash où des petits Zizous donnent des coups de boule, faites un petit tour sur ces bons conseils pour bien réagir aux insultes.

06 juillet 2006

La campagne à la ville


Comme le disait Alphonse Allais, il faudrait mettre les villes à la campagne et les campagnes à la ville. Et investir massivement dans les compagnies d'autoroutes.

A Luxembourg ville, il reste possible de s'organiser un petit pique-nique sans prendre sa voiture, comme les braves gens sur la photo ci-dessus. Les endroits les plus sympas ? La vallée de la Pétrusse, la piste cyclable du Pulvermühl au bord de l'Alzette (il y a une petite aire aménagée avec un barbecue), Kokelscheuer (encore plus de barbecues, et un grand lac), les parcs de Merl et du centre ville.

Et à l'intérieur c'est comment ?

A l'intérieur du Mudam, c'est comme ça :


Le musée est vraiment très réussi, enfin, le bâtiment en tout cas. Pour le reste, je ne suis pas trop qualifié. Disons que certaines oeuvres sont étonnantes, originales, recherchées et que, dans l'ensemble, tout ça semble assez "espacé".

Ce qui est marrant, avec l'oeuvre ci-dessus (ma préférée), c'est que ça donne l'impression d'être rentré dans un Ikéa de dans 50 ans. Ambiance loft arty avec meubles délirants, tapisserie originale, "air conditionné" et vue imprenable sur la vieille ville. Et le parc, encore fermé, s'annonce terrible. Bref, l'appart parfait.

Ha, non, c'est vrai, c'est un musée, il n'y a pas de drapeau accroché à la verrière.

Tous des cons - épisode 5

Sous-titre : "insupportables supporters" (attention, mauvaise foi)

Trop facile de faire une chronique supplémentaire sur les abrutis en ces temps de délire footballistique mondialisé. Dans les médias, on appelle cela "scènes de liesse populaire"... Mouais, cette zidanolatrie me laisse tout de même dubitatif quand elle se met à déborder de toute part.
En amuse-bouche, je vous propose un petit panorama des fenêtres de Luxembourg où les drapeaux fleurissent comme autant de signes désespérés de montrer à ses voisins qui on est (je ne vois pas trop à quoi sert, en dehors du stade, de chanter des "allez les bleus, les rouges ou les verts", alors suspendre un drapeau à 400 kms de l'endroit où joue son équipe, faudra qu'on m'explique). Mais, bon, on va dire que ça participe à l'ambiance multiculturelle du pays, et puis ça met de la couleur aux fenêtres comme dirait l'autre, et ça ne réveille pas à 3h du matin :

drapeaux fenetres
Ensuite, en plat de résistance, donc, un peu moins coloré mais tellement ambiance, tellement sympa et bon enfant : les concertos de klaxons qui durent des heures après le coup de sifflet final. Le record à battre est la finale de l'euro 2004 où malgré leur défaite, les cris de "Portugal Portugal" ont résonné jusque aboniablement tard dans la nuit.

Et, enfin, en dessert, la dépêche suivante relatant les incidents les plus graves survenus dans la nuit dernière, suite à la victoire de la France sur le Portugal :

  • Un jeune de 18 ans a été grièvement blessé par arme blanche dans le XIVe arrondissement aux abords du stade Charléty mais les enquêteurs doivent encore déterminer les mobiles de cette agression.
  • Le conducteur d'une moto qui a perdu le contrôle de son engin a été très grièvement blessé, ainsi que sa passagère. Quatre passants ont également été blessés.
  • Un jeune de 18 ans a succombé à ses blessures à la suite d'une chute dans le métro, peu après minuit, à la station Opéra. L'adolescent est monté sur le toit d'une rame de la ligne 7 qui était à quai. Alors que le train démarrait, il a voulu sauter sur le toit d'une autre rame qui venait en sens inverse. Il a fait une chute et a été mortellement blessé par le passage du train.
  • A Lyon, un lycéen qui venait d'obtenir son bac s'est noyé dans la Saône après un pari stupide entre copains. (comme s'il existait des paris intelligents entre copains, un soir de match...)

Vivement la finale.