Vélux
Alors que nos voisins sont en train de supprimer la publicité de leur audiovisuel public, le Luxembourg poursuit un curieux chemin inverse, déjà bien pointé du doigt par SuperNo.
A l'origine de l'invasion de la ville par des panneaux publicitaires, un contrat de concession signé entre Luxembourg et JC-Decaux, pour la mise en place d'un système de vélos en libre-services, sur un modèle similaire au Vélib parisien, mais qu'on rebaptisera peut-être Vé-Lux. En attendant les vidéos de free-ride sur les pentes de la Pétrusse ou l'esplanade de la Philharmonie, 20 stations pour 200 vélos sont en cours de mise en place, principalement près de la gare, du Kirchberg et dans le centre, en échange de la possibilité d'implanter une bonne centaine de panneaux sur lesquels le fournisseur vendra l'espace publicitaire. Jusqu'à présent, il y avait très peu de ces panneaux 4x3, qu'on voit partout en Belgique et en France, et seuls les abribus (du même fournisseur) et les récents journaux gratuits contribuaient à l'occupation du temps de cerveau disponible des promeneurs grands-ducaux. Et de l'espace d'urinage disponible pour la gent canine.
Ce qui va être coton avec le nouveau système, c'est que les flux de transport sont beaucoup plus pendulaires que dans les villes comme Paris ou Mulhouse, déjà dotées du système. Des employés vont sans doute être chargés de faire transiter les vélos d'un point à l'autre, étant entendu qu'on a intérêt à avoir des stations toujours pleines à la gare de 7h à 8h30 du matin, et toujours pleines au Kirchberg à de 16h30 à 18h00, alors que la tendance naturelle sera de vider cela. Même si les 200 vélos étaient tous alignés devant la gare à 7h00 du matin, ça permettrait à peine au premier train de frontaliers de pédaler jusqu'à leur travail. Si ça se trouve, la ville de Luxembourg va affréter des camions pour transporter les vélos d'un point à l'autre toute la journée, ce qui va évidemment rendre le système beaucoup moins écologique.
La morale de cette histoire, surtout, c'est que la ville de Luxembourg est d'accord pour être écologique à condition que ça ne lui coûte rien. A croire qu'on n'a pas les moyens... On attend avec impatience que les échevins soient sponsorisés par H&M (Helminger en jean taille basse, ça doit bien donner), que les camions poubelles diffusent les petites annonces de Luxbazar et que les policiers distribuent des bons de réduction chez Quick dans les petites pochettes en plastique qui protègent les PV de stationnement...
A l'origine de l'invasion de la ville par des panneaux publicitaires, un contrat de concession signé entre Luxembourg et JC-Decaux, pour la mise en place d'un système de vélos en libre-services, sur un modèle similaire au Vélib parisien, mais qu'on rebaptisera peut-être Vé-Lux. En attendant les vidéos de free-ride sur les pentes de la Pétrusse ou l'esplanade de la Philharmonie, 20 stations pour 200 vélos sont en cours de mise en place, principalement près de la gare, du Kirchberg et dans le centre, en échange de la possibilité d'implanter une bonne centaine de panneaux sur lesquels le fournisseur vendra l'espace publicitaire. Jusqu'à présent, il y avait très peu de ces panneaux 4x3, qu'on voit partout en Belgique et en France, et seuls les abribus (du même fournisseur) et les récents journaux gratuits contribuaient à l'occupation du temps de cerveau disponible des promeneurs grands-ducaux. Et de l'espace d'urinage disponible pour la gent canine.
Ce qui va être coton avec le nouveau système, c'est que les flux de transport sont beaucoup plus pendulaires que dans les villes comme Paris ou Mulhouse, déjà dotées du système. Des employés vont sans doute être chargés de faire transiter les vélos d'un point à l'autre, étant entendu qu'on a intérêt à avoir des stations toujours pleines à la gare de 7h à 8h30 du matin, et toujours pleines au Kirchberg à de 16h30 à 18h00, alors que la tendance naturelle sera de vider cela. Même si les 200 vélos étaient tous alignés devant la gare à 7h00 du matin, ça permettrait à peine au premier train de frontaliers de pédaler jusqu'à leur travail. Si ça se trouve, la ville de Luxembourg va affréter des camions pour transporter les vélos d'un point à l'autre toute la journée, ce qui va évidemment rendre le système beaucoup moins écologique.
La morale de cette histoire, surtout, c'est que la ville de Luxembourg est d'accord pour être écologique à condition que ça ne lui coûte rien. A croire qu'on n'a pas les moyens... On attend avec impatience que les échevins soient sponsorisés par H&M (Helminger en jean taille basse, ça doit bien donner), que les camions poubelles diffusent les petites annonces de Luxbazar et que les policiers distribuent des bons de réduction chez Quick dans les petites pochettes en plastique qui protègent les PV de stationnement...

2 commentaires:
Quand j'entends "Vélux", je pense à http://www.velux.com/.
Cela pourrait avoir des conséquences légales. :-/
Quand l'écologie fonctionne, les questions de gros sous ne sont jamais loin (cf. les sacs plastiques, les éoliennes, les velib justement, etc...). Ecologie rime souvent avec économie, mais pas toujours pour l'utilisateur final :)...
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